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# Lettre circulaire – Octobre 1966 – Juin 1968 – La Parole de Dieu demeure Eternellement

## MAI – JUIN 1967

*(Sixième suite)*

    Je vous salue tous cordialement dans le nom du Seigneur, par ces paroles de 1 Rois 2.3,4:

*“Observe les commandements de l’Eternel, ton Dieu, en marchant dans Ses voies, et en gardant Ses lois, Ses ordonnances, Ses jugements et Ses préceptes, selon ce qui est écrit dans la loi de Moïse, afin que tu réussisses dans tout ce que tu feras et partout où tu te tourneras, et afin que l’Eternel accomplisse cette parole qu’Il a prononcée sur moi: Si tes fils prennent garde à leur voie, en marchant avec fidélité devant moi, de tout leur coeur et de toute leur âme, tu ne manqueras jamais d’un successeur sur le trône d’Israël”.*

    Ce sont là les paroles adressées par David à Salomon, avant qu’il ne passe de cette terre dans l’éternité. En tant qu’homme de Dieu, il avait expérimenté la bénédiction qui découle de l’obéissance à la Parole de Dieu. Maintenant, avant de partir pour sa demeure éternelle, il exhorte son fils et lui démontre que le bonheur, la bénédiction et l’accomplissement des promesses du Seigneur dépendent de notre marche dans Ses chemins. Le désir sincère de chaque serviteur de Dieu qui a vécu les bénédictions et les promesses du divin Maître, est d’exhorter sans cesse chacun à agir selon la Parole de Dieu, car c’est là que se trouve la bénédiction.

    Dans 2 Rois 3.11,12, nous voyons Josaphat exprimer le désir de consulter un prophète de l’Eternel. Et, lorsqu’on lui propose Elisée, il donne son approbation en disant: *“La Parole de l’Eternel est avec lui”*. Elisée avait été appelé par Dieu lorsqu’Elie avait jeté son manteau de prophète sur lui, et depuis qu’Elie s’en était allé au ciel, Elisée, servait parmi le peuple d’une manière bénie comme prophète de Dieu. Il était un véritable prophète dans la bouche duquel se trouvait la Parole du Seigneur.

    Aujourd’hui, Dieu cherche des hommes dans le coeur et dans la bouche desquels Sa Parole puisse être exprimée; non pas une opinion ou une interprétation de Sa Parole, mais bien Sa Parole dans toute sa pureté. C’est ce que nous désirons et devons entendre dans notre génération. Car de nos jours, nous nous demandons souvent dans quelle bouche nous pourrons trouver la Parole de Dieu, véritable, pure et sans confusion? Certainement, comme Dieu a toujours eu des serviteurs et des prophètes non influencés par un séminaire ou une école particulière, mais prêchant uniquement Sa Parole, ainsi, a-t-Il aussi aujourd’hui Ses serviteurs qui annoncent Sa véritable Parole.

    Il y a dans les Saintes Ecritures certaines questions sur lesquelles des divergences d’opinion se manifestent parmi le peuple de Dieu. Mais, parce que Dieu désire conduire Son peuple de clarté en clarté et de connaissance en connaissance, Il a également pourvu, afin que, de notre temps aussi, Sa Parole nous soit révélée avec exactitude. Nous voulons essayer, avec l’aide de Dieu, de répondre à certaines questions bibliques, d’après l’enseignement que nous a laissé frère Branham. Pour moi, comme pour des milliers d’enfants de Dieu du reste, il est un homme qui mérite notre confiance, car Dieu l’a employé comme un instrument vraiment choisi. Il est possible que, même parmi les croyants sincères et honnêtes, l’opinion prévale qu’un prophète de Dieu, ayant donné des milliers de révélations sans qu’aucune ne soit fausse, puisse se tromper sur certains enseignements de l’Ecriture. Pourtant, je prie les personnes qui se placent sous l’autorité d’un prophète qui a pu se tromper, de considérer qu’elles se trouvent elles-mêmes dans la possibilité d’être trompées.

    J’aimerais citer un exemple vécu. Le frère Branham parlait à Phoenix (Arizona) lors d’une rencontre d’hommes d’affaires chrétiens. La soeur du président international de ce mouvement, Démos Schakarian, chanta. Lorsqu’elle eut terminé, le frère Branham dit: «Ainsi parle le Seigneur: Prépare-toi, car dans le cours de cette année, tu mourras». Notre frère fixa même l’heure: entre 2 et 3 heures du matin. Quelques mois plus tard, une nouvelle rencontre eut lieu à Los Angeles et à nouveau, la soeur de Démos Schakarian chanta. Alors un homme se leva et commença à parler en langues d’une voix forte, puis il interpréta: «Ainsi parle le Seigneur: Tu ne mourras pas, fille de Sion, car j’ai vu tes larmes et j’ai changé la malédiction en bénédiction». Quelques frères montèrent sur l’estrade avant que frère Branham prenne la parole et prièrent pour cette soeur en lui imposant les mains. Ils furent pleins de joie et pensèrent qu’elle ne mourrait pas.

    John M. Stanley, archevêque de la “Sainte Eglise Apostolique du rite Calédonien” était présent, comme d’ailleurs il l’avait été à Phoenix. Il se leva et dit: «Je n’ai qu’a attendre une année pour savoir avec qui Dieu est réellement».

    Après cette réunion, sur le chemin du retour, le fils de frère Branham questionna son père à propos de cette prophétie, sur quoi le père lui répondit: «Billy, ai-je déjà dit quoi que ce soit au nom du Seigneur qui ne se soit pas accompli?». Puis il continua: «Ne te fais point de soucis, car tu ne deviendras pas un vieillard et, là où tu te trouves maintenant, là nageront les poissons de l’océan».

    Exactement au onzième mois, selon le temps annoncé à l’avance, à 2 h. 45 du matin, cette soeur mourut, selon ce que Dieu avait fait dire par la bouche de Son prophète. Après que cette prophétie de frère Branham se fut accomplie, l’archevêque susmentionné prit la photo de la colonne de nuée et la plaça à l’entrée de son église, disant: «J’ai vu de mes yeux un véritable prophète et je l’ai entendu de mes oreilles».

    Ceux qui connaissent le ministère de frère Branham savent comment opère le don de révélation que Dieu lui a confié, non pour lui-même, mais pour l’édification et la bénédiction de l’Eglise de Jésus-Christ. Je voudrais faire remarquer ici que nous ne devons pas tout accepter ce qu’un homme de Dieu dit sans l’éprouver, mais si ce qu’il dit est en accord avec le témoignage de l’ensemble des Saintes Ecritures, il ne nous reste qu’à le recevoir. Certains enseignements de frère Branham ne me furent pas tout de suite compréhensibles; mais aujourd’hui je dois dire que, par Sa grâce, le Seigneur m’a ouvert l’intelligence pour les Ecritures, et que je crois sans aucune restriction ce que cet homme de Dieu enseigne. Je conseille donc à tous de ne jamais juger trop précipitamment, mais plutôt de demeurer humblement devant Dieu dans la prière.

    En examinant certaines questions bibliques, nous voulons également regarder à frère Branham pour en obtenir la réponse. Nous constatons dans les Saintes Ecritures que certains hommes ont été employés par Dieu pour révéler des choses précises. Ainsi, nous voyons Pierre être à Pentecôte, comme aussi plus tard, un instrument béni entre les mains de Dieu pour conduire des milliers de personnes à la bénédiction. Il annonçait la Parole de Dieu par le Saint-Esprit. Il était véritablement en son temps la bouche de Dieu. Puis, voici Paul, devenu croyant quelques années plus tard, employé d’une manière puissante par Dieu. Il était plus particulièrement chargé de l’édification de l’Eglise; par ses lettres, il donna entre autre des instructions sur l’emploi des dons de l’Esprit. On ne peut pas dire que l’un fut plus employé par Dieu que l’autre. Le Saint-Esprit prépare et emploie les serviteurs de Dieu pour le ministère qui doit être manifesté au temps fixé. Jean, sur l’île de Patmos, vit les temps de la fin, ainsi que tout ce qui devait se passer depuis son époque jusqu’à la clôture de l’histoire des saints. Ni Pierre, ni Paul n’ont reçu d’aussi puissantes révélations, mais le temps vint où elles durent être communiquées à l’Eglise. Qui donc pourrait dire: Si Pierre ou Paul n’ont rien dit ni écrit au sujet de ces révélations, elles sont donc à rejeter? Nous voyons en cela la souveraineté de Dieu. Aucun homme ne peut Lui prescrire quand, où et comment Il doit agir et accomplir Ses plans. Nous n’avons qu’à regarder ce qui s’est passé depuis la Réformation. Dieu a particulièrement béni certains hommes durant leur vie, les inspirant à annoncer la Parole spécialement utile pour leur temps. Nous sommes très près du retour du Seigneur et maintenant les mystères les plus profonds de la Parole nous sont révélés. Le peuple de Dieu a le droit de recevoir, pour toute question biblique qui se pose à lui, une réponse selon les Ecritures.

    Autrefois, Dieu a employé comme instruments, des prophètes spécialement qualifiés; c’est pourquoi nous ne devons pas nous étonner s’Il emploie, de nos temps, un prophète comme porte-voix. Comment Dieu pourrait-Il changer de principes, Lui qui est immuable? Il demeure éternellement le Même.

    Une question qui cause des difficultés à beaucoup de croyants est celle des 144 000. Disons tout d’abord à ce sujet qu’il n’en est question, dans la Bible, que deux fois. La première, dans Apocalypse 7.1-8, et la deuxième, dans Apocalypse 14.1-5. Je ferai également remarquer que pour chaque question biblique, nous trouvons la réponse dans la Bible elle-même. C’est un principe divin que toute affaire doit se régler sur le témoignage de deux ou trois personnes. Toute doctrine biblique doit donc être fondée sur deux ou trois passages de l’Ecriture. Aucune doctrine biblique ne peut se fonder sur un seul texte.

    Dans Apocalypse 7, nous lisons que 12 000 serviteurs de Dieu de chacune des douze tribus d’Israël étaient marqués du sceau. Chaque tribu est désigné par son propre nom. Dans le même chapitre, au verset 3, il est dit qu’aucun mal ne doit être fait à la terre, à la mer, ni aux arbres, jusqu’à ce que les serviteurs de Dieu soient marqués du sceau sur le front. Ainsi, dans ce chapitre, il nous est montré que les 144 000 appelés et scellés viennent du peuple d’Israël. Ceci s’accomplit après l’enlèvement de la fiancée de Jésus-Christ, lorsque les deux témoins dont parle Apocalypse 11 prophétisent à Jérusalem pendant 3 ans et demi. L’un ou l’autre de nos lecteurs objectera que les 144 000 d’Apocalypse 14 font partie d’un autre groupe. Pourtant, cela n’est pas possible, car dans Apocalypse 7, les 144 000 sont mentionnés d’abord; puis, du verset 9 à 17, il est question d’une grande foule qui ne peut être comptée. Ceci correspond à la promesse faite par Dieu à Abraham, dans Genèse 15, où Il lui déclare que sa postérité sera incalculable, comme les étoiles dans le ciel. C’est pour cela que nous voyons devant le trône cette foule qui ne peut être dénombrée. Elle a été tirée de tout peuple, de toute langue et de toute nation.

    Par contre, les 144 000 viennent uniquement du peuple d’Israël; ils ne se trouvent ni dans le ciel ni devant le trône de Dieu, et aucun passage de la Bible dit qu’ils sont enlevés. Dans Apocalypse 14.1, ils nous sont montrés ensembles avec l’agneau sur la montagne de Sion. Or, celle-ci ne se trouve pas dans le ciel, mais à Jérusalem. Personnellement, je me suis tenu sur cette montagne en février 1965. Selon la Parole de Dieu, le salut viendra pour Israël seulement après que la totalité des païens sera entrée dans l’Eglise (Rom. 11.24-27). Dans Romains 9.27, Paul se base sur la parole du prophète Esaïe lorsqu’il dit: *“Quand le nombre des fils d’Israël serait comme le sable de la mer, un reste seulement sera sauvé”*.

    Je vous prie de lire à ce sujet Esaïe 2.1-3; 4.2-6; 12.1-6. Chacun peut consulter une concordance pour comparer les rapports existant entre la montagne de Sion, le peuple d’Israël et les temps de la fin.

    Maintenant, nous voulons considérer Apocalypse 14.2, où il est dit qu’une voix se fit entendre du ciel “comme un bruit de grosses eaux, comme le bruit d’un grand tonnerre”. Les parallèles de ce verset se trouvent dans Apocalypse 15.2-4 et 19.10. C’est là qu’il est dit: *“Après cela, j’entendis dans le ciel comme une voix forte d’une foule nombreuse… comme un bruit de grosses eaux, et comme un bruit **de forts tonnerres**…”*. Cette voix qui est “comme celle de joueurs de harpes jouant de leur harpe” se fait entendre au festin des noces de l’Agneau. Il suffit de comparer Apocalypse 14.2,3 avec Apocalypse 19.6,7. Il est question, sans aucun doute, de l’accomplissement des Ecritures qui nous parlent de l’enlèvement des vainqueurs. Ils chantent les louanges de Dieu dans le ciel, accompagnées du jeu des harpes, et ceci est aussi puissant que le tonnerre. Les 144 000 qui sont déjà rassemblés sur la montagne de Sion sont les seuls qui peuvent apprendre ce chant, selon Apocalypse 14.3. A ce propos, il faut remarquer que la foule enlevée dans le ciel chante, alors que les 144 000 apprennent ce chant. Le premier verset du chapitre 14 rend témoignage qu’ils sont inclus dans la rédemption, parce qu’ils nous sont montrés ensemble avec l’Agneau.

    Lorsque l’Agneau nous est présenté dans la Bible, cela signifie toujours qu’il y a rédemption. Ainsi, ces 144 000 sont une propriété particulière, car Dieu, en Jésus-Christ, les a rachetés de l’humanité pour qu’ils Lui appartiennent comme prémices. En eux s’accomplit littéralement les paroles de Jésus: *“Les premiers seront les derniers”*. Bien que l’alliance et les promesses appartinssent au peuple d’Israël, ce n’est qu’un commencement que Dieu fit avec eux. Nous savons que Paul, Pierre et Jean et des milliers d’israélites feront partie de l’Epouse, car celle-ci sera formée de **toutes** langues, peuples et nations. Mais les 144 000 ne viennent que d’Israël. Le verset 4 dit qu’ils sont vierges et ne se sont souillés avec aucune femme. Celui qui connaît la Bible sait que Dieu, déjà dans l’Ancien Testament, compare son peuple à une femme. Lisez par exemple dans Jérémie 3.3-11. Cependant, les passages les plus marquants à ce sujet se trouvent dans l’Apocalypse. Le premier, Apocalypse 12.1, nous parle de la véritable communauté du Nouveau Testament. Cette femme porte sur la tête une couronne de douze étoiles, ce qui signifie que cette communauté est couronnée par l’enseignement des douze apôtres. La deuxième description d’une femme, dans Apocalypse toujours, se trouve au chapitre 17, des versets 1à 6. Ici, c’est l’Eglise universelle romaine qui est décrite. Ainsi, lorsqu’il est dit que les 144 000 ne se sont pas souillés avec des femmes, cela signifie qu’ils n’ont jamais appartenu à une Eglise, organisée ou non. Ils ne sont ni catholiques, ni protestants, mais de véritables israélites qui attendent le temps où Dieu se révèlera à eux.

    Encore une remarque sur Apocalypse 14.5 où il est écrit: *“Et dans leur bouche il ne s’est point trouvé de mensonge, car ils sont irrépréhensibles”*. Je vous prie de comparer attentivement ce verset avec Sophonie 3.13, car déjà ce prophète avait prononcé les mêmes paroles. En lisant Sophonie 3.11-20, nous constatons qu’il est bien question, dans ces passages, du peuple d’Israël. Car le verset 13 dit: *“Les restes d’Israël ne commettront point d’iniquité, ils ne diront point de mensonges, et il ne se trouvera pas dans leur bouche une langue trompeuse”*.

    Malheureusement il ne m’est pas possible, dans le cadre de cet article, d’entrer dans tous les détails du sujet pour en donner une vision plus complète et plus compréhensible, car un livre entier pourrait être écrit là-dessus. Pourtant, la prière que j’adresse au Seigneur est qu’Il bénisse ces paroles et révèle à tout lecteur de bonne foi, l’enchaînement des différentes parties de ce sujet.

    Je voudrais encore relater brièvement l’expérience que j’ai faite à la Porte des Amandiers, à Jérusalem. En entrant, je souhaitai la bénédiction de Dieu au douanier; il me répondit par un vigoureux «Amen!». Là-dessus je lui dis: «Il est écrit dans la Bible que celui qui bénit Israël est aussi béni». J’ajoutai: «Qu’Israël soit béni dans le nom du Seigneur!». Il répondit alors pour la seconde fois par un vigoureux «Amen!». Puis j’allai plus loin et demandai au préposé aux renseignements si je pouvais voir l’endroit où avait eu lieu l’effusion du Saint-Esprit à la Pentecôte. Comme il ne comprenait pas ce que j’entendais, j’eus l’idée de prendre ma Bible pour le lui faire comprendre. Alors que je me penchais pour la sortir de ma poche, il se retourna, prit sa Bible anglaise et la mit sur la table, me priant de lui montrer l’endroit où il devait lire. J’étais si surpris de voir un Israélite lire ouvertement le Nouveau Testament que je me penchai sur la table et lui demandai à voix basse: «Croyez-vous au Messie?». Sur quoi il me répondit à haute voix: «Naturellement que je crois au Messie». Il ajouta: «Nous avons été rassemblés en ces lieux et nous verrons le Messie». Je lui répondis: «Votre Messie est aussi notre Messie. Il viendra premièrement pour nous introduire dans Sa Gloire, puis Il se révèlera à vous aussi».


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