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# Lettre circulaire – Octobre 1966 – Juin 1968 – La Parole de Dieu demeure Eternellement

## LE PECHE ORIGINEL

Tous ceux qui ont lu le livre de frère Branham sur les sept âges de l’Eglise savent déjà ce qui se passa réellement dans le jardin d’Eden. Pourtant, je voudrais ici dévoiler ce mystère à ceux qui n’ont pas lu cet ouvrage, désirant que le Seigneur leur ouvre l’intelligence et les bénisse. Frère Branham témoigne avoir reçu la révélation de ce mystère par le moyen de l’ange du Seigneur qui la lui a montrée dans la Parole de Dieu. Tenons compte que, depuis l’ouverture des sceaux, en mars 1963, beaucoup de choses cachées jusque-là ont été publiées. Elles ont été révélées lorsque le Seigneur parla du milieu de la nuée, le 28 février 1963. Chacun aura à répondre personnellement devant Dieu, de la manière qui aura été la sienne, d’accueillir cette révélation. C’est pourquoi je vous prie tout particulièrement de lire ce qui suit avec prière.

    Cette méditation nous conduit dans le Paradis. Personne ne sait combien de temps Adam et Eve vécurent dans la communion directe avec Dieu. Mais nous connaissons tous la triste nouvelle: Lucifer, lui-même tombé de devant la présence de Dieu, réussit à détourner l’homme de Son Créateur. Pour cela, le diable se servit d’un animal plein de ruse et de malice, qui se trouvait être le plus proche de l’homme. Frère Branham témoigne que le serpent était plus ressemblant à l’homme que le chimpanzé, et qu’il se tenait droit. Ce n’est qu’après la malédiction qu’il perdit son apparence primitive et devint un reptile (Gen. 3.14).

    Selon Genève 3.1-4, nous constatons que le serpent tient personnellement une conversation.

    Que s’est-il véritablement passé dans le jardin d’Eden? Nous lisons qu’il est question de convoitise des yeux, de séduction, etc. Premièrement, relevons que le jardin d’Eden était un merveilleux paradis, rempli d’arbres naturels; pourtant, deux arbres présentaient visiblement une exception: “L’un d’eux était l’arbre de vie” qui, selon sa désignation, ne pouvait représenter que le Seigneur Lui-même, car c’est de Lui que vient toute vie. Il est la source originelle de toute vie. Ceci devrait être l’évidence même. Puis nous voyons l’arbre de la connaissance; c’est par lui qu’intervient la mort; celui qui mange de son fruit doit mourir. Nous reconnaissons très bien en quoi consiste le véritable contraste entre Dieu et le diable: la vie vient de Dieu, la mort vient du diable. En invitant les hommes à désobéir, à transgresser la Parole de Dieu, le diable les fait tomber dans le péché et l’aiguillon de la mort les frappe. Seulement, après sa mort à la croix de Golgotha, Jésus-Christ, le Fils de Dieu, vainquit la mort et lui enleva son aiguillon (Héb. 2.14,15). Maintenant, tous les rachetés peuvent s’écrier avec Paul: *“La mort a été engloutie dans la victoire… O mort, où est ta victoire? O mort, où est ton aiguillon?”* (1 Cor. 15.54,55). Cette parole nous rappelle celle de Genèse 3.15, où il est écrit que la semence de la femme écrasera la tête du serpent, et que celui-ci lui blessera le talon. Malgré cette blessure, Jésus fut vainqueur.

    Immédiatement après la chute, Dieu déclare qu’il y aura désormais inimitié entre le serpent et la femme, entre *“la postérité du serpent”* et *“la postérité de la femme”*. Tous les lecteurs de la Bible savent que la “postérité de la femme” ne peut désigner que Jésus-Christ. Mais que devons-nous comprendre par le terme “la postérité du serpent”? Si Dieu déclare avoir mis inimitié entre “la postérité de la femme” et “la postérité du serpent”, c’est donc que le serpent avait suscité une semence; il avait pourvu à une descendance. Par l’idée de “postérité”, la Bible entend la descendance d’une personne humaine. Dès le début il en fut ainsi. Par exemple, dans Genèse 12.7, il est écrit: *“Je donnerai ce pays à ta postérité”*, et dans Genèse 15.5, *“telle sera ta postérité”*. Nous lisons aussi dans Genèse 22.17: *“Ta postérité possédera la porte de ses ennemis”*.

    S’il est question de la postérité du serpent, il s’agit donc d’une descendance, d’une reproduction. Et toujours, lorsqu’il est question de reproduction, il y a eu auparavant engendrement. Si Dieu parle ici d’une postérité, c’est-à-dire d’une descendance du serpent, Il révèle déjà par cela, à tous ceux qui comprennent Son langage imagé, ce qui s’est passé dans le jardin d’Eden, et ce que fut la chute.

    Pourquoi Caïn et Abel avaient-ils une nature foncièrement différente? Chaque enfant, n’hérite-t-il pas des dispositions de ceux qui l’ont engendré? Comment se fait-il qu’aucune des généalogies de la Bible ne mentionne que Caïn fut le fils d’Adam? Ne devrait-il pas être écrit au moins une fois qu’Adam fut le père de Caïn? N’était-ce pas précisément lui, s’il était le premier-né, qui eût le droit d’être mentionné comme tel dans les généalogies? Pourtant, laissons l’Ecriture nous dire encore autre chose. De qui dit-elle que Caïn est le fils? Jean écrit dans son épître, 1 Jean 3.12: *“Caïn, qui était du malin”*. Avons-nous bien entendu? Un enfant du malin? Oui, chers frères et soeurs, nous avons bien lu: Caïn était un enfant du méchant.

    Quelqu’un voudrait-il aller jusqu’à nommer Adam le malin? Ce même Jean, qu’écrit-il au sujet du malin? Nous lisons dans 1 Jean 2.13: *“… parce que vous avez vaincu le malin”.* Il est bien connu que ce mot désigne le diable, Satan. Il est donc exact que Caïn est issu du malin. Le méchant, qui a engendré Caïn est, selon le témoignage des Ecritures, le serpent ancien. Ecoutons encore la Parole prononcée par Jésus, dans Matthieu 13.19: *“Lorsqu’un homme écoute la parole du royaume et ne la comprend pas, le malin vient et enlève ce qui a été semé dans son coeur”*. Il ne peut être question d’Adam dans cette parole, mais bien du malin dont, selon les Ecritures, Caïn est le fils. Personne ne peut contester que Dieu ait créé Adam dans une absolue pureté et sainteté. D’où Caïn a-t-il donc tiré sa nature? Il était plein d’envie et de jalousie et devint le premier meurtrier. Ceci est précisément la nature du diable, qui s’est incarné dans le serpent (Jean 8.44). Dès le début, il y eut deux lignées. L’une est celle de Seth: la lignée des fils de Dieu; l’autre est celle de Caïn: la lignée des fils des hommes. L’une était bénie de Dieu, l’autre était maudite. Nous lisons au chapitre 6 de la Genèse que ces deux lignées se sont mélangées. C’est à cause de cela que Dieu dut décider la fin de toute chair, car Christ devait sortir de la lignée qui était pure.

    Quelle part le croyant a-t-il avec l’incrédule, et qu’y a-t-il de commun entre la lumière et les ténèbres? Dans Genèse 6, il ne peut être question des anges déchus, car Lucifer, pas davantage que les anges déchus, ne peuvent engendrer ou créer. C’est pour cette raison que le diable s’est servi du serpent, afin d’atteindre son but. Si le diable et ses anges pouvaient engendrer et créer, il y a longtemps qu’ils auraient fait un monde sans Dieu. Jésus dit Lui-même qu’à la résurrection, nous serons comme les anges, et que nous ne nous marierons plus (Marc 12.25). Le diable savait que Dieu viendrait dans la chair, que le Tout-Puissant prendrait forme humaine, afin que, né comme l’homme, Il puisse marcher sur la terre en tant que Fils de Dieu. C’est pourquoi le diable essaye par des moyens détournés, d’attendre le même but. Toutefois, nous connaissons la fin du diable, le serpent ancien, et aussi celle de ceux qui le suivent.

    Il y a, dans le récit de la chute, une très profonde signification que nous ne pouvons qu’effleurer ici. Il importe de remarquer que souvent, des hommes sont représentés dans la Bible par des arbres. Nous comprendrons alors plus facilement l’image employée dans Genèse 3. A ce propos, je vous prie de lire entre autre, les passages suivants: Juges 9.8-15; Psaumes 1.3; Jérémie 17.7,8. Dans le Nouveau Testament également, la notion “d’arbres” est employée pour désigner des hommes. Jean dit, dans Matthieu 3.10: *“Déjà la cognée est mise à la racine des arbres…”*. Nous croyons tous que le prophète, en parlant de cette façon, n’a pas songé aux vergers d’arbres naturels, mais bien aux hommes. Jésus Lui-même, s’adressant à la foule, dit: *“Tout arbre qui ne porte pas de bons fruits est coupé et jeté au feu” *(Mat. 7.15). Si donc, dans ce message de la Bible, il est question d’arbres et de fruits, c’est en réalité de personnes qu’il s’agit. Que cette indication nous aide à mieux comprendre l’exposé qui suit. Nous savons qu’Eve fut séduite; il n’est pas nécessaire de décrire plus en détail ce que la séduction d’une jeune fille signifie. La chose est généralement connue. Bien qu’Adam et Eve eussent reçu cet ordre formel*: “Soyez féconds, multipliez…”* ils n’avaient encore eu aucun rapport sexuel entre eux. Ils vivaient comme dans un état de fiançailles. C’est ce temps que le diable mit à profit, se servant du serpent pour faire tomber Eve. Ainsi, Eve eut un premier rapport avec le serpent, puis elle en eut un autre avec Adam. Caïn était issu du serpent tandis qu’Abel descendait d’Adam. Ils naquirent comme des jumeaux. C’est la seule explication qui puisse être donnée aux versets 1 et 25 de Genèse 4: Adam connut Eve deux fois, bien que dans cette même période, trois enfants vinrent au monde. Cette première union fut troublée par l’adultère, introduit par le diable qui, dès lors, cherche à infiltrer ce péché dans toutes les unions. Il n’y a, aux yeux de Dieu, pas de plus grands péchés que ceux de l’adultère et de la prostitution. C’est ce qui nous fait comprendre pourquoi Dieu désire juger les impudiques et les adultères Lui-même (Héb. 14.4), bien que Paul déclare que les saints jugeront le monde (1 Cor. 6.2). Ce sont ces péchés qui ont occasionné le plus de malheurs et de brisements de coeur dans l’humanité. Le diable ne se gêne pas de précipiter également des hommes de Dieu dans ce péché. Que le Seigneur nous fasse donc la grâce de ne pas prendre ces choses à la légère. Aujourd’hui encore l’ennemi dit: *“Vous ne mourrez point”*. Mais nous savons que l’Ecriture dit: *“Quiconque est né de Dieu ne pratique pas le péché”* (1 Jean 3.9). Que la révélation donnée à frère Branham puisse produire en nous ce seul désir: Voir tout péché tel que Dieu le voit, et ressentir une profonde horreur à son contact. Ainsi, nous serons conduits vers une pleine et profonde sanctification et cette révélation aura porté ses fruits.

    Quand on parle de séduction, nous ne savons que trop bien de quoi il s’agit, car aujourd’hui encore, si l’on nous dit que la fiancée d’un jeune homme a été séduite et trompée, nous saisissons tout le tragique de la situation. Il ne peut donc être question d’avoir mangé une pomme. D’ailleurs, la Bible ne parle pas de pomme en rapport avec cela. Posez-vous cette question, je vous prie: Pourquoi Adam et Eve, sitôt après leur acte, se firent-ils une ceinture de feuilles de figuier pour cacher la honte de leur nudité? Pourquoi ne se couvrirent-ils pas la bouche ou le visage? mais bien la partie du corps par laquelle ils avaient péché? Comment cela se fait-il que Dieu ait dit à Eve, sitôt après cet acte: *“Tu enfanteras avec douleur”*. Jusqu’à ce jour, aucun enfant n’est né d’une autre manière que par procréation. Quiconque a le coeur ouvert, sans idées préconçues, a déjà compris la signification de cette parole du Seigneur. S’il s’était agi de manger un fruit naturel, la malédiction aurait dû reposer sur la bouche, et c’est en mangeant que les hommes éprouveraient des douleurs. Pourtant, jusqu’à ce jour, la Parole de Dieu demeure valable, et les enfants naissent dans les douleurs. Dieu savait exactement où la malédiction devait être placée. Qui donc voudrait Lui reprocher de ne pas avoir agi avec justice? Avons-nous déjà médité sur la raison qui poussa Paul à traiter les femmes avec sévérité, lorsqu’il dit, dans 1 Timothée 2.14: *“Ce n’est pas Adam qui a été séduit, c’est la femme qui, séduite, s’est rendue coupable de transgression”*. Et pourquoi Paul dit-il, au verset suivant: *“Elle sera néanmoins sauvée en devenant mère, si elle persévère avec modestie dans la foi, dans la charité et dans la sainteté”.*

    Celui qui lit ces deux versets en vient à la conviction que Paul savait aussi en quoi consistait la séduction d’Eve; car il traite de cette affaire en paroles claires et pénétrantes.

    Puisque nous sommes arrivés jusqu’à Paul, ce grand homme de Dieu, nous voulons examiner s’il a autre chose à nous dire sur ce thème. Il écrit dans 1 Corinthiens 4.1: *“Ainsi, qu’on nous regarde comme des serviteurs de Christ et des dispensateurs des mystères de Dieu”*. S’il s’agit donc d’un mystère, il sera révélé en temps utile, pour être transmis à d’autres dans la fidélité. Pourquoi Paul écrit-il, dans 2 Corinthiens 11.2,3: *“Car je suis jaloux de vous d’une jalousie de Dieu, parce que je vous ai fiancés à un seul époux, pour vous présenter à Christ comme une vierge pure. Toutefois, de même que le serpent séduisit Eve par sa ruse, je crains que vos pensées ne se corrompent et ne se détournent de la simplicité à l’égard de Christ”*. Paul se voit comme le solliciteur de la fiancée, et il veut présenter la mariée à l’Epoux, comme une vierge pure. C’est précisément à ce propos que la chute du jardin d’Eden est relatée et que Paul nous entretient de la séduction d’Eve par le serpent. Il parle d’une *“vierge pure”*. Puis il exprime la pensée que précisément une vierge n’est plus une vierge pure; il se base sur ce qui est arrivé réellement à Eve. Pourquoi dont Paul apporte-t-il l’exemple d’Eve et du serpent en rapport avec cela? Le signe d’une vierge est qu’elle n’a pas été touchée, et l’exemple cité ici par l’apôtre ne peut avoir qu’un seul sens, si toutefois nous voulons bien le comprendre. Ce passage confirme l’exposé de ce fait, qui a été révélé par Dieu à notre bien-aimé frère Branham.

    Paul craignait que, comme le serpent le fit avec Eve avant qu’Adam l’ait connue, l’Eglise ne soit séduite par le diable avant qu’elle rencontre son Epoux. Eve avait eu un premier rapport avec le serpent, puis elle en eut un avec Adam. Que le Seigneur accorde à chacun de le reconnaître, en se fondant sur les passages bibliques. Que celui qui peut le saisir le saisisse. En Marie, cette parole des prophètes s’est accomplie: *“Voici, la vierge deviendra enceinte, elle enfantera un fils”* (Es. 7.14). C’est pour cela que Jésus-Christ est le commencement de la création de Dieu (Apoc. 3.14). Oui, Il est le premier-né entre plusieurs frères (Rom. 8.29). Et nous pourrions continuer à puiser dans ce thème, mais nous n’en avons pas ici la possibilité, vu le manque de place.

    Dans le Nouveau Testament, Jésus-Christ parle à nouveau de la présence de deux *“semences”*. Nous le lisons dans Matthieu 16.36-43, où Lui-même se désigne comme le semeur de bonne semence, car Il est le Fils de l’homme. La bonne semence, ce sont les fils du royaume. L’ennemi est le diable, et les siens sont désignés par le Seigneur comme étant les fils du malin. Par conséquent, ces deux lignées ne se trouvent pas seulement dans l’Ancien Testament, mais elles subsistent aussi dans le Nouveau. C’est pour cette raison que le Seigneur pouvait dire aux scribes: *“Vous avez pour père le diable…”* (Jean 8.44). Nous voyons aussi pourquoi Jean-Baptiste, ainsi que le Seigneur Jésus, attaquaient si sévèrement les Pharisiens et les Saducéens, les traitant de serpents, de race de vipères (Mat. 3.7; 23.33). Oui, à cette occasion également, il nous est montré ce qui s’est passé dans le jardin d’Eden, sinon ces expressions ne se justifieraient guère. Que celui qui a des oreilles, entende.

    Nous reconnaissons ces deux lignées jusqu’à la fin du Nouveau Testament. Apocalypse 17.1-6 nous montre l’église du monde, désignée par le terme de *“grande prostituée”*, alors qu’Apocalypse 19.6-10 nous présente l’Epouse de l’Agneau. Que chacun s’éprouve soi-même pour qu’il sache à quel groupe il appartient, car les deux lignées existent encore parmi le peuple de Dieu. Les uns haïssent, les autres sont haïs; les uns persécutent, les autres sont persécutés; les uns calomnient, les autres sont calomniés. Jean l’exprime par ces paroles:*“Quiconque hait son frère est un meurtrier, et vous savez qu’aucun meurtrier n’a la vie éternelle demeurant en lui”* (1 Jean 3.15).

    Tous les baisers pieux donnés aux frères ne servent de rien, pas davantage que les fausses courbettes de ceux qui calomnient leurs frères. Caïn tua son frère, et c’est encore ainsi aujourd’hui. Tous ceux qui sont de la lignée de Caïn, même s’ils prient, prêchent ou apportent des offrandes à Dieu, sont pleins d’envie, de jalousie, et ils frappent leurs frères dont l’offrande a été agréée de Dieu.

    Frère Branham assure, devant la face de Dieu, avoir dit la vérité absolue au sujet du péché originel, telle qu’elle lui a été communiquée par Dieu. Il a confirmé cette révélation en prononçant le “Ainsi parle le Seigneur”. Dieu est Celui qui révèle encore tous les mystères, et Il a toujours Ses prophètes avec qui Il peut parler.

**A lui seul** soit l’honneur!


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