Circular Letter
Lettre circulaire N° 38 – Janvier 1992
Ewald Frank
Navigate
Kapitoly
expand_more
Navigate
Kapitoly
Navigate
Kapitoly
Jump to any chapter without leaving the reader.
Kapitola 2
LE SIGNE
2 / 4
Dans l’Apocalypse il est question à plusieurs reprises de la dernière puissance qui régnera sur le monde entier, laquelle est appelée la Bête, de même qu’il est question de l’image de la Bête, de sa marque et du nombre de son nom. Tout cela est certainement écrit pour que nous, qui sommes parvenus à la fin des temps, soyons Informés et que nous reconnaissions de quoi il s’agit, en vue de prendre la décision et la position justes devant Dieu. En effet, il y a des dénominations qui considèrent la sanctification du sabbat, telle qu’elle a été ordonnée au peuple d’Israël dans la loi, comme le Signe de Dieu et le Sceau du Saint-Esprit, et qui prétendent que ceux qui n’observent pas le sabbat porteraient la marque de la Bête. Dans les cercles de croyants bibliques également il arrive qu’il y ait ici et là du trouble à ce sujet; c’est pourquoi nous allons courtement faire quelques remarques.
Nous apprenons par l’histoire que, depuis les jours de Nemrod, le dimanche [en allemand: Sonntag = jour du soleil – N.d.T.] aurait été célébré d’une manière particulière. Après la mort de Nemrod, sa veuve Sémiramis publia un décret annonçant que celui-ci allait désormais rayonner du ciel sur tous les habitants de la terre, et cela par le moyen du soleil. Dès lors, conformément à cette annonce, ce jour particulier fut honoré comme étant le “jour du soleil”.
Sans aucun doute le lendemain du sabbat, c’est-à-dire le premier jour de la semaine, avait déjà une signification particulière dans les temps bibliques. Dans Lévitique 23 il est question de la célébration du sabbat et des fêtes annuelles. Le sacrificateur devait présenter une gerbe des prémices “le lendemain du sabbat” pour que l’assemblée de l’Eternel soit agréée. “Et vous compterez depuis le lendemain du sabbat, depuis le jour que vous aurez apporté la gerbe de l’offrande tournoyée, sept semaines; elles seront complètes: vous compterez cinquante jours jusqu’au lendemain du septième sabbat et vous présenterez à l’Eternel une offrande de gâteau nouvelle” (Lév. 23:15,16).
Le jour où notre Seigneur ressuscita et où Ses disciples étant rassemblés Le virent apparaître au milieu d’eux, ce jour était également le jour après le sabbat. Il en fut de même une semaine plus tard (Jean 20:19,26). L’effusion de l’Esprit, le jour de Pentecôte, eut lieu également le premier jour de la semaine. Ceux qui avaient cru en Christ prenaient part, au commencement, aussi bien au service d’adoration des Juifs qu’au rassemblement des chrétiens (Act. 3:1; 5:20-25; 21:26; 22:17,18). Partout où ils en avaient la possibilité ils annonçaient l’Evangile au Juifs, comme le Seigneur l’avait déjà fait auparavant (Luc 3:16-21), et les Juifs continuaient de se rassembler le jour du sabbat (Act. 13:14-16).
Constantin déclara en 321 que le dimanche était le jour qui devait être sanctifié pour le repos. Par cela il commença à laisser paraître sa haine contre les Juifs, haine qui avait été semée en lui par des personnes d’origine païenne, prétendant être des conducteurs chrétiens; il obligea ainsi les Juifs à profaner le sabbat et à sanctifier le dimanche. C’était cela qui, a proprement parler, était diabolique dans ce décret.
L’expression “jour du Seigneur” ne se rapporte pas davantage au sabbat qu’au dimanche. Aussi bien dans l’Ancien que dans le Nouveau Testament il nous est dit tout à fait clairement ce que signifie cette expression (Esa. 13:6-9; Mal. 4:1; 1 Thess. 5:2; 2 Thess. 2:2; 2 Pier. 3:10; etc.). Nous avons déjà traité de ce sujet en diverses occasions.
Dieu va Son propre chemin avec Son peuple de l’alliance de l’Ancien Testament, et Il va Son propre chemin avec l’Eglise de la Nouvelle Alliance. Il n’existe pas d’ordre formel de célébrer le dimanche, pas plus qu’il n’y a d’obligation pour les chrétiens de garder le sabbat. Il n’est pas rare que des services divins aient lieu le sabbat et le dimanche. Dans le christianisme primitif les disciples se rassemblaient tous les jours dans le Temple (Act. 2:42-47), mais ils se rassemblaient aussi çà et là dans les maisons, où ils rompaient ensemble le pain et entretenaient ainsi la communion entre eux. Il nous est parlé d’une réunion qui avait eu lieu avec Paul: “Et le premier jour de la semaine lorsque nous étions assemblés pour rompre le pain, Paul qui devait partir le lendemain…” (Act. 20:7).
Paul avait traité ce thème à plusieurs reprises car, à cause du passage du judaïsme au christianisme, des disputes avaient eu lieu à ce sujet. Il écrit aux Romains: “L’un estime un jour plus qu’un autre jour, et l’autre estime tous les jours égaux: que chacun soit pleinement persuadé dans son propre esprit” (Rom. 14:5). L’apôtre ne formula pas plus une prescription qu’une interdiction, il place chacun dans la liberté, laissant chacun agir selon sa conviction personnelle.
Plus loin, il écrit sans aucun légalisme: “Celui qui a égard au jour, y a égard à cause du Seigneur; et celui qui mange, mange à cause du Seigneur, car il rend grâce à Dieu” (v. 6). Une conviction personnelle est uniquement valable pour soi-même et elle ne doit pas être imposée à d’autres. Pour le reste, les croyants devraient être tolérants à l’égard des convictions des autres et les respecter comme ils désirent eux-mêmes que leurs convictions soient respectées.
Plus loin l’apôtre poursuit en disant: “Car le royaume de Dieu n’est pas manger et boire, mais justice et paix, et joie dans l’Esprit Saint… A cause d’une viande ne détruis pas l’oeuvre de Dieu… Toi, tu as de la foi; aie-la par devers toi-même (pas pour les autres) devant Dieu…” (Rom. 14:17,20,22). Quiconque cherche à asservir un autre croyant par l’observation d’un jour, par le manger et le boire, lui ravit sa liberté personnelle en Christ, et par cela il rend témoignage qu’il est lui-même asservi. Paul n’avait pas le «AINSI DIT LE SEIGNEUR» pour ces choses accessoires, sans grande importance; c’est la raison pour laquelle il déclarait que chacun était libre à cet égard. Quant aux disputes pour le jour du repos ou les querelles continuelles au sujet du manger, aucune de ces choses n’a jus-qu’aujourd’hui aidé un seul croyant; au contraire, celui qui fait de ces choses son cheval de bataille ne peut prétendre être en bénédiction à personne.
De leur temps les apôtres pouvaient dire: “Car il a semblé bon au Saint Esprit et à nous de ne mettre sur vous aucun autre fardeau que ces choses-ci qui sont nécessaire qu’on s’abstienne des choses sacrifiées aux idoles, et du sang, et de ce qui est étouffé, et de la fornication. Si vous vous gardez de ces choses, vous ferez bien. Portez-vous bien” (Act. 15:28,29). Dans cet écrit il n’est point du tout question de garder le sabbat ou de célébrer le dimanche, et aucune ordonnance supplémentaire non plus n’est faite au sujet de la nourriture. Ce qui doit être pris en considération est clairement exposé; c’est pourquoi il n’y a pas la moindre raison de sortir des résolutions du Saint-Esprit transmises par les apôtres, ni de les compléter à son propre gré.
L’apôtre écrit dans l’épître aux Colossiens 2:16,17: “Que personne donc ne vous juge en ce qui concerne le manger ou le boire, ou à propos d’un jour de fête ou de nouvelle lune, ou de sabbat, qui sont une ombre des choses à venir; mais le corps est du Christ”. Au sujet de cette nature de Christ, il dit au verset 20: “Si vous êtes morts avec Christ aux éléments du monde, pourquoi, comme si vous étiez encore en vie dans le monde, établissez-vous des ordonnance. – ne prends pas, ne goûte pas, ne touche pas!…”.
Dans l’Ancien Testament, pour ce qui est du sabbat, il s’agissait d’un repos temporel qui était observé DEVANT Dieu, alors que dans le Nouveau Testament le sabbat est le repos éternel qui, pour le croyant, se trouve EN Dieu par Christ. Nous sommes renseignés et éclairés sur ce sabbat dans Hébreux 4: “Puis donc qu’il reste que quelques-uns y entrent, et que ceux qui auparavant avaient été évangélisés ne sont pas entrés à cause de leur désobéissance, encore une fois il détermine un certain jour, disant, en David, si longtemps après: ‘aujourd’hui’, comme il a été dit auparavant: ‘Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas vos coeurs’. Car si Josué leur avait donné le repos, il n’aurait pas parlé après cela d’un autre jour. Il reste donc un repos sabbatique pour le peuple de Dieu. Car celui qui est entré dans son repos, lui aussi s’est reposé de ses oeuvres, comme Dieu s’est reposé des siennes propres”.
II ressort clairement du contexte qu’un enfant de Dieu trouvant la paix avec Dieu entre dans ce repos de sabbat, et celui qui est arrivé au repos en Dieu se repose également de ses propres oeuvres. Avec cela cesse la propre justice que l’homme essaye d’acquérir par ses propres oeuvres. Dans le Nouveau Testament les véritables croyants ne se reposaient pas seulement une journée de 24 heures DEVANT Dieu, ils se reposaient EN Dieu tous les jours de leur vie, et cela jusque dans l’éternité. Amen!
Il est fait violence au passage biblique de Daniel 7:25 par les personnes qui veulent exiger des chrétiens l’observation du sabbat. Comme il est écrit dans ce passage, ce verset se rapporte à l’Antichrist, et encore, même pas pour la durée totale du laps de temps de sept ans qui lui est imparti, c’est-à-dire de la soixante-dixième semaine d’année; cela a trait à la dernière moitié de celle-ci, trois ans et demi, lorsque l’alliance avec Israël sera rompue. Cela n’a donc rien à faire avec l’Eglise du Nouveau Testament et du développement historique de l’église du temps de Constantin, ou des temps qui suivirent. La papauté s’est permis d’annuler certains enseignements des Saintes Ecritures du Nouveau Testament, et a introduit ses propres dogmes et traditions.
Voici ce que dit le Seigneur dans le verset du prophète Daniel qui a été faussement interprété: “Il prononcera des paroles contre le Très-haut, il opprimera les saints du Très-haut, et il espérera changer les temps et la loi; et les saints (les Israélites) seront livrés entre ses mains pendant un temps, des temps, et la moitié des temps” (Segond). Directement après cela, c’est-à-dire après les trois ans et demi de persécution, aura lieu, comme cela est dit au verset 26 du chapitre 7, le jugement; alors, comme il est écrit au verset 27, commencera le royaume avec les saints du Très-haut. Cela ne peux pas être dit plus clairement. Ce qui a été révélé à Daniel se rapporte à son peuple d’Israël et à la sainte ville de Jérusalem (Dan. 9:24). Il n’est pas question de l’Eglise des nations. Ce passage biblique ne tolère point du tout d’interprétation particulière.
Certain affirment que celui qui observe le dimanche, et non point le sabbat, porte automatiquement la marque de la Bête; d’autres disent que celui qui rejette le dimanche, et observe le sabbat, porte automatiquement la marque de la Bête, mais aucune de ces affirmations ne repose sur un fondement biblique. Le sabbat a été ordonné au peuple d’Israël (Ex. 31:12-17), et cela pour toujours. Le sabbat est même un signe de l’Alliance entre Dieu et le peuple d’Israël, et par conséquent cette ordonnance divine sera à nouveau observée pendant le millénium. “Et il arrivera que, de nouvelle lune à nouvelle lune, et de sabbat en sabbat, toute chair viendra pour se prosterner devant moi dit l’Eternel” (Esa. 66:23).
La doctrine disant que le Signe et Sceau de Dieu serait le fait de garder le sabbat est absolument fausse, et cette prétention conduit les gens à avoir une fausse assurance. Un Signe est un signe, et un Sceau est un sceau. Le sabbat demeure le sabbat. Tout demeure ce qu’il était à l’origine et dans le but pour lequel Dieu l’a établit. Dans les jours de Noé Dieu fit une alliance avec Son serviteur Noé et sa création, et Il déclara plusieurs fois dans Genèse 9:8-17 que l’arc-en-ciel était un signe de Son alliance: “C’est ici le signe de l’alliance que je mets entre moi et vous et tout être vivant qui est avec vous, pour les générations futures, à toujours: je mettrai mon arc dans la nuée, et il sera pour signe d’alliance entre moi et la terre…”.
Du temps de Moïse le sang de l’agneau pascal mis sur les poteaux des portes était le signe que le premier-né vivant dans cette maison-là ne serait pas touché par la mort. L’ange destructeur devait épargner cette famille à cause de ce signe. “Et le sang vous sera pour signe sur les maisons où vous serez; et je verrai le sang, et je passerai par-dessus vous, et il n’y aura point de plaie à destruction au milieu de vous, quand je frapperai le pays d’Egypte” (Ex. 12:13).
Nous sommes informés par le prophète Esaïe au sujet du plus grand de tous les signes, c’est-à-dire de ce signe qui a été un signe de contradiction plus tard. “C’est pourquoi le Seigneur, lui, vous donnera un signe: Voici la vierge concevra et elle enfantera un fils, et appellera son nom Emmanuel” (Esa. 7:14).
Lorsque les scribes demandèrent au Seigneur un signe particulier, Jésus leur dit: “Une génération méchante et adultère recherche un signe, et il ne lui sera pas donné de signe, si ce n’est le signe de Jonas” (Mat. 16:4). C’est-à-dire qu’il s’agit là du signe de la résurrection!
Dans Romains 4:11 l’apôtre écrit au sujet d’Abraham qui avait été justifié par la foi: “Et il reçut le signe de la circoncision, comme sceau de la justice de la foi qu’il avait dans l’incirconcision.”. Dans ce passage en rapport avec le signe et le sceau, il n’est absolument pas parlé du sabbat, et pas davantage du dimanche. Auprès de Dieu il n’y a visiblement ni chrétiens du sabbat ni chrétiens du dimanche, mais uniquement des enfants qu’Il a engendrés Lui-même, qui sont unis à Lui et marchent journellement avec Lui.
De même l’expression “sceau” est utilisée de diverses manières. Le scellement par le Saint-Esprit est en cela le plus important de tous. Cependant celui-ci ne dépend pas non plus de l’observation d’un jour. C’est une expérience surnaturelle directe que ceux qui sont venus à la foi font avec Dieu. “Or celui qui nous lie fermement avec vous à Christ et qui nous a oints, c’est Dieu, qui aussi nous a scellé, et nous a donné les arrhes de l’Esprit dans nos coeurs” (2 Cor. 1:21,22; Eph. 1:13,14; 4:30, etc.). “Toutefois le solide fondement de Dieu demeure, ayant ce sceau: Le Seigneur connaît ceux qui sont siens, et: Qu’il se retire de l’iniquité, quiconque prononce le nom du Seigneur” (2 Tim. 2:19).
Available translations
PDF
EPUB