Circular Letter
Lettre circulaire N° 35 – Janvier 1989
Ewald Frank
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Kapitola 3
SEUL DIEU EST INFAILLIBLE
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Celui qui a lu les Saintes Ecritures sait bien que même parmi les plus grands prophètes il y eut d’une manière ou d’une autre des manquements parce qu’ils étaient des hommes. De tels hommes envoyés de Dieu, y compris frère Branham, n’étaient pas infaillibles; seul Dieu est infaillible. Il faut accepter de considérer ce grand homme de Dieu comme étant un homme qui aimait volontiers aller pêcher ou chasser; il faut aussi le considérer comme un prédicateur ayant le droit de dire les choses comme il les voyait personnellement.
L’apôtre Paul nous a aussi laissé voir son visage humain lorsqu’il dit: “Mais quant aux autres, je dis, moi, non pas le Seigneur…” (1 Cor. 7:12). Les hommes de Dieu, les apôtres et les prophètes peuvent aussi avoir quelque chose à dire venant d’eux-mêmes. C’est la raison pour laquelle il est nécessaire que nous approfondissions tout ce qui concerne la doctrine et ce qui appartient à la prophétie biblique, ramenant tout cela aux Saintes Ecritures, et le plaçant sur le fondement biblique. C’est précisément cela que ceux que l’on appelle “les prédicateurs de Branham” semblent avoir complètement manqué de faire.
Il n’était pas possible que dans une prédication de deux heures, toute déclaration soit AINSI DIT LE SEIGNEUR; et toute prédiction qu’il a faite n’était pas une prophétie, comme beaucoup le pensent. Tous ceux qui savent combien j’apprécie frère Branham et son ministère pourront comprendre avec quelle douleur je dois évoquer maintenant quelques citations de frère Branham en vue de venir en aide à ceux qui ont attribué l’infaillibilité à un homme, au lieu de l’attribuer à Dieu et à Sa Parole.
Là où William Branham, et non pas le Seigneur Jésus-Christ, a été placé pour objet de la prédication, là s’est infiltré l’esprit d’idolâtrie. Des prédicateurs à la pensée charnelle, proches du prophète, ont fait un veau d’or l’un après l’autre, exerçant un culte de l’homme sans même avoir la pensée de sonder ce que la Parole de Dieu disait. Ils emploient simplement des citations du prophète, les retirant pour la plus grande partie de leur contexte, et les placent encore d’une manière erronée. Dieu dans Son infinie sagesse et prévoyance a permis que Son serviteur ait fait certaines déclarations contradictoires, et quelquefois sur des questions importantes. S’il ne s’était alors pas trouvé quelques hommes qui se soient arrogé le droit d’enseigner le peuple et d’utiliser certaines déclarations de frère Branham pour appuyer leurs conceptions doctrinales particulières, aucune confusion ne se serait produite. Il ressort de la situation générale combien il est important de prendre à coeur cette pensée que frère Branham a exprimée lorsqu’il disait qu’aucune personne n’a le droit de monter sur le podium sans avoir fait comme Moïse une rencontre face à face avec le Dieu Vivant. L’accomplissement d’un ministère pour l’ensemble de l’Eglise implique auparavant un appel divin.
Parce que cette condition importante d’un appel divin n’a pas été observée, il a pu arriver que des hommes se soient levés, lesquels ont pris les erreurs de langage pour des révélations et les ont publiées. De cette façon ils rendent témoignage devant le monde entier qu’ils n’ont pas été établis par Dieu dans l’enseignement prophétique ni dans les ministères que Dieu a placés dans l’Eglise.
Frère Branham parle par exemple de 700 personnes qui n’auraient pas plié le genou devant Baal, au lieu de 7’000 comme le dit la Bible. Aussitôt il y eut des hommes qui virent en cette parole une révélation et en firent une doctrine. Quelquefois, frère Branham parle des 144’000 qui seraient rassemblés sur la montagne du Sinaï. C’était une erreur de langage de sa part, car conformément aux Saintes Ecritures, ceux-ci sont vus sur la montagne de Sion avec l’Agneau (Apoc. 14). Que vous le croyiez ou pas, il y a de tels hommes qui prétendent à une position dirigeante à l’intérieur du Message et qui considèrent ces déclarations faites par étourderie comme étant des révélations, Pour donner du poids à leurs convictions, quelques-uns ont cherché le mont Sinaï dans l’Israël d’aujourd’hui et prétendent l’avoir trouvé, Contre toute évidence biblique, ils ont échangé le Mont Musa (Sinaï) contre le Mont Karkom. Une brochure a même été publiée à ce sujet à Tucson, USA Cela va décidément trop loin!
Lorsque frère Branham parla sur la soixante-dixième semaine de Daniel, il fit répéter à toute l’Assemblée: «Une semaine égale sept années». Quelques minutes plus tard il dit: «Ensuite il y a encore une semaine promise pour les Juifs… Est-ce juste? Et cela fait exactement sept années». Un peu plus tard il dit: «Au moment où la soixante-dixième semaine commence, ou les sept années, l’Eglise est partie». Puis il dit: «Ceci est ce que le Saint-Esprit a mis sous ma plume pendant que j’écrivais». Celui qui a du temps peut relire et voir combien souvent par la suite frère Branham parle de trois ans et demi, et non plus de sept années pour les Juifs.
Dans la prédication des “Dix vierges”, il dit que le cavalier blanc du premier Sceau est le Saint-Esprit. Plus tard il lui fut révélé que c’était l’Antichrist dans son premier stade de développement. Lorsqu’il parle de la grande foule d’Apocalypse 7, il dit dans l’une de ses prédications que c’est l’Epouse; dans une autre, il dit que ce n’est pas l’Epouse. D’un côté il dit que conformément à Daniel 9:27, c’est Jésus qui confirme l’alliance avec Israël pour trois ans et demi, et de l’autre il enseigne que conformément à Daniel 9:27 c’est l’Antichrist qui va conclure une alliance avec Israël. Entre Christ et l’Antichrist il y a une différence énorme! Il est tout à fait impossible d’employer le même verset une fois pour Christ et une autre fois pour l’Antichrist. Dieu dans Sa parfaite connaissance des choses a permis que cet homme de Dieu fasse des déclarations contradictoires incompréhensibles pour nous. Cela est arrivé parce que Dieu ne peut donner Son honneur à quelqu’un d’autre. Celui qui glorifie un prophète et ses déclarations en les plaçant au-dessus de la Parole de Dieu exerce un culte envers les idoles et s’égare.
Combien de fois frère Branham a dit que l’Eglise se terminait au troisième chapitre de l’Apocalypse et ne revenait qu’au dix-neuvième chapitre; tout ce qui était entre deux se rapportait aux Juifs. Ensuite il a lui-même parlé sur Apocalypse 4, et plus particulièrement sur l’ouverture des Sceaux aux chapitres 5 et 6, et il a indiqué que les quatre premiers Sceaux s’étendaient sur la période de l’Eglise du Nouveau Testament, que le cinquième Sceau présentait le passé et l’avenir des Juifs, alors que le sixième se rapportait à la grande tribulation. Combien de fois ne s’est-il pas référé lui-même à Apocalypse 10, et tout spécialement au verset 7? Cette liste pourrait se poursuivre à volonté.
Du fait que j’ai traduit quelques centaines de prédications phrase après phrase en langue allemande, je peux me permettre de formuler une opinion sur ce qu’il a dit. Lors d’une traduction c’est tout à fait différent que de lire simplement ou d’écouter, car pour traduire il est important d’en saisir parfaitement le contenu avant de pouvoir le transposer dans une autre langue. Frère Branham a dit lui-même qu’il avait lu quelques livres. Du livre du Dr Larkin il prit le passage traitant de la répartition dans le temps des âges de l’Eglise. [Edition anglaise p. 130,131] Il mentionne aussi le livre “Usher’s Chronology of the Hebrews”. Celuici semble l’avoir beaucoup impressionné au sujet du calcul concernant le soixante-dixième Jubilé pour Israël (1977). Il est même allé si loin qu’il a dit: «Ce sera le Jubilé de l’enlèvement de l’Epouse des nations et le retour de Christ vers les Juifs». Le même homme de Dieu dit: «Et dans une vision j’ai vu le temps de la fin». Je le crois de tout mon coeur, car cinq des sept choses qu’il avait vues en vision se sont déjà accomplies. Ensuite il parle en tant que William Branham et il dit: «C’était en 1933. Et j’ai dit à l’avance qu’il arrivera une grande catastrophe aux Etats-Unis, avant ou pendant l’année 1977». Dans cette vision, frère Branham avait vu les Etats-Unis détruits. Mais la détermination d’une date, il l’avait trouvée d’après le calcul de quelqu’un d’autre et non pas sur la base d’une inspiration divine.
Pour moi et pour d’autres véritables croyants, de telles divergences ne peuvent en rien nous ébranler. Au contraire: cela nous a obligés à ramener toutes choses à la Parole de Dieu. Cela ne porte pas préjudice à ce ministère du vingtième siècle en rapport avec l’histoire du salut, ministère qui est sans aucun doute le plus grand de tous les temps. Cela nous apprend seulement combien il est important de faire la différence entre ce qu’un prophète dit et ce que Dieu dit au travers d’un prophète. Amen!
Le comble de tout cela fut atteint lors de la publication d’une petite brochure de soixante pages portant le titre «By 1977». Elle fut présentée publiquement après le départ de frère Branham par «Spoken Word Publications» à Jeffersonville en USA. Parmi ceux qui se considéraient comme dirigeants des croyants du Message de la fin, s’éleva une euphorie telle qu’ils firent de ce thème le contenu principal de leurs prédications. Des frères des USA et du Canada surtout, dont la notoriété était devenue internationale dans la première moitié des années soixante-dix, ne purent pas discerner les déclarations du prophète et les placèrent au-dessus de la Parole de notre Seigneur Jésus-Christ qui avait dit que personne, ni les anges dans le ciel, ni le Fils ne pouvaient connaître le jour et l’heure de la venue du Seigneur. Ils ne prirent pas davantage garde à ce que frère Branham avait dit en relation avec cette prédiction, déclarant: «Je peux me tromper de dix, de vingt ou de cent ans». Par contre Dieu, Lui, ne peut pas se tromper, même d’une minute! J’ai encore des cassettes sur lesquelles ces hommes s’écrient avec un grand enthousiasme devant la foule: «Je m’en vais d’ici! Peu importe que ce soit avant ou pendant l’année 1977!». Les applaudissements de la foule retentissaient pendant de longues minutes, et elle était plongée comme dans une sorte de transes; d’autres poussaient des cris de joie, hurlaient, sautaient et battaient des mains. En faisant cela ils exaltaient en réalité l’homme qui venait de leur faire une fausse déclaration. Je me souviens d’un article de journal ayant pour titre «1977» étalé sur la moitié d’une page sur laquelle les différentes déclarations de frère Branham étaient publiées.
Jusqu’aujourd’hui aucun de ces prédicateurs n’a entrepris de corriger quoi que ce soit de tout ce qui a été dit faussement, que ce soit sur les cassettes ou dans les brochures. Au contraire, de nouvelles choses sont sans cesse trouvées pour maintenir les gens sous pression et dans l’enthousiasme. Cela n’a pu arriver que parce que ces hommes ne sont pas des serviteurs de la Parole, mais qu’ils ont été entraînés dans une euphorie. Cependant, au jour du jugement, ils seront tenus pour responsables devant Dieu, parce qu’ils n’ont pas su discerner entre les choses que William Branham a prédites et le AINSI DIT LE SEIGNEUR qu’il a proclamé. Par cela ils sont coupables d’avoir donné au monde religieux tout entier l’impression que c’était William Branham qui avait prophétisé ces choses, lesquelles ne se sont pas accomplies. Ce sont eux les responsables de ce que, sur la base de la Parole infaillible de Dieu, frère Branham est qualifié de faux prophète.
Dieu sait que j’ai été conduit par Lui au moment voulu à faire des corrections au moyen des lettres circulaires. A cause de cela, plusieurs de ces personnes étaient prêtes à me lapider. On me reprochait de vouloir m’élever au-dessus de frère Branham et de prétendre mieux connaître les choses que lui. Dieu est juge, et Il connaît mon coeur. Je devais le faire, et aujourd’hui, je suis reconnaissant de l’avoir fait.
En faisant des calculs, certains ont noté la différence de dix ans avec la date de 1977, et parce qu’ils avaient fixé la nouvelle date de 1987/88, j’ai dû répéter une nouvelle fois que Dieu ne se conformait jamais aux calculs des hommes. J’ai même espéré en secret que le temps s’écoule afin que personne ne puisse avoir raison mais que nous attendions le retour de Jésus-Christ en tout temps. Dieu Lui-même agira selon le temps qu’Il a déterminé dans Son plan. Celui qui est de Dieu devrait se laisser conduire à être en accord avec Sa Parole et devenir une partie de Celle-ci, afin de repousser résolument et en connaissance de cause toute interprétation et déclaration mélangées, de quelque sorte que ce soit. Car l’Epouse ne sortira pas d’un mélange, mais Elle sera au contraire le pur produit de la Parole originelle, Laquelle devient maintenant chair dans le Corps de Christ par l’accomplissement des promesses données pour ce temps.
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