Circular Letter
Lettre circulaire N° 24 – Décembre 1980 (1980-10)
Ewald Frank
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Kapitola 3
ETRE ENSEIGNE DE DIEU
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Quelle différence importante il existe donc entre une démonstration humaine qui est claire pour l’intellect, et l’enseignement divin qui paraît être une folie à l’homme naturel. Ceux qui appartiennent à l’Eglise de Dieu prêteront l’oreille à l’enseignement divin sous tous les rapports. L’intelligence humaine voit les choses d’un point de vue humain, l’Esprit les voit du point de vue divin et les classe en rapport avec cela. Prenons par exemple Abraham, Sara et Agar, Ismaël et Isaac.
L’aspect historico-humain nous montre que jusqu’à ce jour, les descendants d’Ismaël et les descendants d’Isaac sont séparés par une profonde opposition entre eux. Par contre, Paul, lui, ne regarde pas ce que l’homme voit. Il ne tient pas quelque discours bien sensé qui puisse impressionner l’intellect d’une certaine couche élevée de la population. Il pénètre dans le domaine de l’Esprit et montre une partie de l’histoire du salut. Il ne parle pas seulement de l’histoire, et c’est ce qui fait une grande différence. Dans Galates 4, l’apôtre se rapporte aux deux fils d’Abraham, ainsi qu’à Sara et Agar. Il fait ressortir la signification prophétique de Agar, mais cela seulement en rapport avec le peuple d’Israël. “Car il est écrit qu’Abraham eut deux fils, un de la femme esclave, et un de la femme libre. Mais celui de l’esclave naquit selon la chair, et celui de la femme libre naquit en vertu de la promesse. Ces choses sont allégoriques; car ces femmes sont deux alliances. L’une du mont Sinaï, enfantant pour la servitude, c’est Agar, car Agar, c’est le mont Sinaï en Arabie, et elle correspond à la Jérusalem actuelle, qui est dans la servitude avec ses enfants” (v. 22-25).
Pour l’instant, ce qui nous étonne est le fait que l’apôtre n’ait pas fait la relation entre Agar et le monde Islamique, mais bien avec Jérusalem, malgré qu’il soit question du mont Sinaï qui se trouve en Arable. Il fait ressortir que la loi donnée à Israël, lequel se trouve dans l’esclavage de la loi, apparut au mont Sinaï. Au commencement c’était pour Israël la Parole révélée. Ensuite ils devinrent esclaves de cette Parole et en firent une religion. C’était pourtant le Message divin que le Seigneur Lui-même était venu donner sur cette terre par le feu sur le Mont Sinaï, au moyen de Son serviteur et prophète Moïse. Pour nous, la publication du plus grand Message de Dieu ne suffit pas, s’il ne conduit pas l’ensemble du peuple de Dieu et n’apporte pas la liberté de l’Esprit. Dans le Judaïsme il ne restait pour finir rien de plus qu’une foi en une lettre morte, et un récit de ce que Dieu avait fait autrefois.
“Mais la Jérusalem d’en haut est libre, c’est notre mère; car il est écrit: Réjouis-toi stérile, toi qui n’enfantes point! Eclate et pousse des cris, toi qui n’as pas éprouvé les douleurs de l’enfantement! Car les enfants de la délaissée seront plus nombreux que les enfants de celle qui était mariée! Pour vous, frères, comme Isaac, vous êtes enfants de la promesse” (v. 26-28).
En tant qu’enfants de la promesse, nous recevons aussi bien la Parole promise que l’Esprit promis. Dans Luc 24.49 et Actes 1.4, la promesse du Père est soulignée à nos yeux. Dans le deuxième chapitre des Actes des apôtres, et plus loin également, nous voyons la répercussion de cette expérience sur le plan pratique. Il en va ici de la vie ou de la mort. Ou bien le Saint- Esprit habite en nous, afin que nos corps mortels soient transformés et rendus vivants, ou alors notre marche aura été inutile. Il est à craindre que certains qui ne sont pas enfants de Dieu par droit d’aînesse, et par conséquent n’ont pas de prétention à faire valoir à l’égard de l’accomplissement de la promesse du Père, cherchent à tricher à ce sujet.
Si nous sommes enfants de la promesse à la manière d’Isaac, la Jérusalem d’en haut est notre mère, et nous recevrons alors les biens promis qui nous sont nécessaires pour que nous arrivions là-haut. Sur le moment, la chose peut nous faire un peu mal, mais c’est la pure vérité devant Dieu. Seule la Vérité de la Parole peut nous affranchir de nos propres erreurs. Mais sommes-nous prêts à nous laisser corriger en vue de la perfection? Avons-nous la volonté de mettre de côté tout argument venant de notre raison, et laisser l’Esprit de Dieu agir de la même manière qu’il le fit au commencement?
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