Circular Letter
Lettre circulaire N° 56 – Janvier 2005 - EDITION SPECIALE DECISIVE
Ewald Frank
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Kapitel 5
LES SAINTES ECRITURES, LA TRADITION ET LES INTERPRETATIONS
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Il est connu que l’église Catholique place «la sainte tradition» aux côtés des Saintes Ecritures. Mais en considérant plus exactement cette tradition, nous voyons qu’il ne reste plus rien des Saintes Ecritures – tout ce qui reste, c’est la tradition à laquelle les gens s’en tiennent. En réalité cela touche chaque église et communauté de foi. L’une est l’église mère, les autres sont les églises filles. Toutes ont établi leur propre confession de foi et pensent croire ce que dit l’Ecriture, alors qu’en réalité ce n’est pas le cas. Elles ont décoré leurs traditions du nom de bibliques, alors que dans leur substance elles ne sont pas bibliques. La chose était déjà ainsi chez les Juifs, pour lesquels le service divin était devenu une tradition. C’est la raison pour laquelle notre Seigneur dit dans Marc, chapitre 7:
“Ce peuple-ci m’honore des lèvres, mais leur coeur est fort éloigné de moi; mais ils m’honorent en vain, enseignant, comme doctrines, des commandements d’hommes… Vous annulez bien le commandement de Dieu, afin de garder votre tradition”. Toute interprétation devient une tradition qui annule automatiquement la Parole originale.
Dieu n’a fondé aucune religion, pas davantage le Judaïsme que le Christianisme, mais le Seigneur ne fait qu’édifier Son Eglise (Mat.. 16.16-19). Il est connu par l’histoire de l’Eglise que tous les mouvements qui sont sortis d’un réveil se réfèrent réellement et toujours aux Saintes Ecritures et à ce que leur fondateur a dit, qu’ils aient été prophète ou prophétesse.
Maintenant il ne s’agit plus de ce que les hommes ont ajouté, enlevé ou changé à la Bible au cours des deux mille ans, mais bien de ce qui, dans le Message, après le ministère de frère Branham, a été modifié, ajouté et exposé différemment. Dans toutes les prédications de frère Branham, en tant que traducteur, je n’ai rien trouvé qui contredirait les doctrines fondamentales des Saintes Ecritures et la pratique des apôtres. Il ne s’agit pas ici d’exposer les déclarations, comme par exemple sur les sept tonnerres, sur le septième Sceau, et ainsi de suite, car il faut avouer qu’elles sont nombreuses. Les incompréhensions et les différentes interprétations surgissent chez ceux qui se réfèrent à une seule citation et méprisent la Bible. Comme cela apparaît souvent au grand jour, les diverses interprétations et les opinions doctrinales sont même posées au-dessus de la Bible. Il est évident que de tels prédicateurs considèrent comme secondaires les Saintes Ecritures, alors que les déclarations mal comprises ont été faites éléments principaux, doctrine particulière, révélation particulière. C’est la même séduction comme chez tous ceux qui préfèrent la tradition à la Bible – c’est une tromperie spirituelle directe.
Qu’il soit dit ici à tous les frères dans le service qui sont persuadés que frère Branham a été envoyé par Dieu: Il est impossible de fonder une doctrine sur un seul passage de la Bible, il est également et tout autant inadmissible d’élever une doctrine sur une seule déclaration du prophète.
Conformément aux Saintes Ecritures, tout doit être soutenu par le témoignage de deux ou trois témoins. Celui qui, par exemple, lit Genèse 1.26:
“Faisons l’homme à notre image…”, ou Genèse 3.22: “Voici, l’homme est devenu comme l’un de nous…”, ou Genèse 11.7: “Allons, descendons…” sans prendre en considération les autres passages se rapportant à la création, deviendra la victime de l’interprétation qui fonde la doctrine de la Trinité. Celui qui lit seulement l’ordre du baptême de Matthieu 28.19 sans lire et prendre garde à l’accomplissement de cet ordre dans Actes 2.38, 8.16, 19.5, Romains 6.3-7, Galates 3.27 et Colossiens 2.12, deviendra la victime du baptême trinitaire, qui est également étranger à la Bible. Celui qui lit seulement:
“Vous n’aurez point achevé de parcourir les villes d’Israël, que le fils de l’homme ne soit venu” (Mat. 10.23), ou:
“En vérité, je vous dis: Il y en a quelques-uns de ceux qui sont ici présents, qui ne goûteront point la mort jusqu’à ce qu’ils aient vu le fils de l’homme venant dans son royaume” (Mat. 16.28), et qui ne lit pas les autres passages qui se rapportent au thème, sera la victime d’une interprétation. Dieu voulant, dans une brochure séparée je reviendrai d’une manière plus détaillée sur les passages bibliques difficiles à comprendre, comme aussi sur les citations de frère Branham qui ont conduit à des malentendus.
Malheureusement, nous voyons se renouveler ce que Pierre dit des Saintes Ecritures et des écrits de Paul:
“… où il parle de ces choses, parmi lesquelles il y en a de difficiles à comprendre, que les ignorants et les mal affermis tordent, comme aussi les autres écritures, à leur propre destruction” (2 Pier. 3.16-18). L’apôtre donne ce sévère avertissement:
“Vous donc, bien-aimés, sachant ces choses à l’avance, prenez garde, de peur qu’étant entraînés par l’erreur des pervers, vous ne veniez à déchoir de votre propre fermeté” (v. 17).
Ainsi, par exemple, nous savons que toutes les doctrines particulières sur les sept tonnerres et la «Parousie» ne sont qu’interprétations personnelles. Il a été ordonné au prophète Daniel:
“… cache les paroles et scelle le livre jusqu’au temps de la fin” (Dan. 12.4). Dans le dernier chapitre de l’Apocalypse nous lisons:
“Ne scelle point les paroles de la prophétie de ce livre; le temps est proche” (Apoc. 22.10). Dans Apocalypse, chapitre 5, l’Agneau ouvre le Livre scellé. Dans Apocalypse, chapitre 10, le Seigneur, après l’ouverture des sceaux descend avec le Livre ouvert dans sa main, en tant qu’Ange de l’Alliance. Ce n’est qu’au moment où Il se tient un pied sur la mer et l’autre sur la terre que les sept tonnerres font entendre leurs voix, et immédiatement les choses prononcées sont scellées et ne sont donc pas écrites. Ce que les sept tonnerres ont dit arrivera à ce moment, car il n’y aura plus de délai (v. 6b). Il faut également être attentif au fait que les six anges ayant les trompettes les ont fait retentir déjà aux chapitres 8 et 9, et que dans Apocalypse 10.7 l’annonce faite du septième ange ayant la trompette ne devient réalité qu’au chapitre 11.15 avec l’avènement du Royaume. Dans ce cas également, toute interprétation annule la Parole de Dieu. Au chapitre 10, la chose est annoncée, au chapitre 11 c’en est l’accomplissement. C’est le «AINSI DIT LE SEIGNEUR» dans Sa Parole.
De même que Paul prononça la malédiction sur tous ceux qui annoncent un autre Evangile (Gal. chap. 1), c’est exactement ainsi que fit Jean concernant les paroles du livre de cette prophétie, auxquelles rien ne doit être ajouté ou retranché (Apoc. 22.18-19). Je montrerai que c’est de plein droit que frère Branham, en raison de son ministère de messager de l’Eglise, s’est référé à Apocalypse, chapitre 10. Il parle toujours «des mystères» qui seront terminés, et non pas «du mystère de Dieu qui sera terminé», comme cela est écrit au verset 7. A la fin de son message sur le septième Sceau, il prononce cette parole remarquable:
«Mais vous voyez, c’est un mystère caché. Personne ne le connaît. Et cela correspond bien à ce qu’il a dit: personne ne saurait quand Il viendra et personne ne saura rien non plus au sujet du mystère de ces sept tonnerres» (Septième Sceaux – § 252b).
Qu’il soit dit à tous les frères qui colportent la «Parousie» que ce mot veut dire: Sa venue personnelle réelle, Sa venue corporelle. Ainsi, aussi certainxement que notre Seigneur est ressuscité corporellement et s’en est allé au Ciel, Il reviendra de la même manière (Actes 1.11).
“Car nous vous disons ceci par la parole du Seigneur: que nous, les vivants, qui demeurons jusqu’à la venue (Parousie) du Seigneur, nous ne devancerons aucunement ceux qui se sont endormis.
Car le Seigneur lui-même, avec un cri de commandement, avec une voix d’archange, et avec la trompette de Dieu, descendra du ciel …” (1 Thes. 4.15-16). Ce même mot de «Parousie» est employé par Paul pour annoncer la venue de Tite: “… nous a consolés par la venue (Parousie) de Tite” (2 Cor. 7.6). Il dit pareillement dans 1 Corinthiens 16.17: “Or je me réjouis de la venue (Parousie) de Stéphanas…”. Toutes les sortes de doctrines de la Parousie et des tonnerres qui ne sont pas reliées avec le retour corporel et la venue personnelle de notre Seigneur, doivent être qualifiées de tromperie. Tous ceux qui prétendent et croient que le Seigneur Jésus est déjà revenu sont corrompus dans leur entendement, parce qu’ils s’élèvent comme Jannès et Jambrès contre la Vérité (2 Tim. 3.7-9).
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