Circular Letter
Lettre circulaire N° 56 – Janvier 2005 - EDITION SPECIALE DECISIVE
Ewald Frank
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Kapitola 6
L’HEURE DE LA TENTATION
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Des frères dans le service me posent encore et toujours des questions au sujet de la vision de l’Epouse qu’a eue frère Branham. Ils veulent savoir comment l’Epouse en Europe a perdu la cadence et ce qu’il en est de l’Eglise des Etats-Unis, que frère Branham a vue si déplorable et vulgaire, et qui dans sa vision était conduite par une sorcière. Dans les sept lettres aux Eglises, le Seigneur dont les yeux sont comme une flamme de feu porte Lui-même un jugement sur l’état des individus et sur celui de l’Eglise. Il parla aussi de l’heure de l’épreuve qui va venir sur la terre toute entière (Apoc. 3.10). L’âge de l’Eglise de Philadelphie demeure encore épargné par cela, mais après celui-ci vient le dernier, l’âge de l’Eglise de Laodicée. En parlant de tentation, cela nous ramène à la première tentation qui eut lieu au commencement, et qui consistait en ce que l’ennemi avait entraîné Eve dans une discussion sur ce que le Seigneur Dieu avait dit à Adam. Lors de la tentation de notre Seigneur l’ennemi est toujours venu avec le: “Il est écrit…” (Mat.. 4.1-11; Luc 4.1-13). C’est à proprement parler la tentation, car par elle, la Parole est toujours remise en question, et ce que Dieu a dit est couvert de l’ombre du doute et de l’interprétation.
Tout le reste ne sont que des épreuves et tentations humaines au travers desquelles nous devons passer. Depuis ces temps-là, l’ennemi s’est faufilé parmi les enfants de Dieu avec le: “Il est écrit” et, en même temps, il a interprété chaque passage biblique. Satan n’a pas besoin d’être enseigné, il est très au courant de toutes les tendances de foi. Il viendra toujours de la manière qui est acceptée par la communauté en question. Là où par exemple aucun don de l’Esprit n’est en activité, il se gardera bien d’imiter un don de l’Esprit. Ce qui est également certain, c’est que là où les dons de l’Esprit sont exercés, il s’emparera de la personne qui est reconnue officiellement comme porteur ou porteuse de dons. Ce n’est que de cette manière qu’il obtient une pleine attention.
S’il ne s’agissait pas maintenant de la dernière période de l’histoire du salut et qu’aucune vocation n’avait été suscitée, alors nous aurions été épargnés du temps de la tentation. L’intention de l’adversaire n’était pas seulement la destitution des frères dans le service ici dans la communauté locale, mais bien une totale destruction de l’oeuvre et de l’Eglise du Dieu vivant. C’est pourquoi il a été ouvertement dit: «Cette oeuvre doit être détruite…». Après l’action réussie, il semblait dans un premier moment qu’ici, au «Centre Missionnaire» de Krefeld, tout était détruit pour toujours. Celui qui venait encore, était renvoyé. En réalité, seulement quelques-uns restèrent qui se rassemblaient sur la galerie – la salle restait vide. Je rapporte ce tragique développement uniquement pour montrer quelle est la tactique de l’ennemi à l’heure de la tentation. Après le départ de frère Branham, Gordon Lindsay, qui avait publié le livre «William Branham – Un homme envoyé par Dieu», et Kenneth E. Hagin, de Tulsa, Oklahoma, qui avait appelé frère Branham le «père du réveil de guérison», propagèrent aux Etats-Unis que, sur l’ordre du Seigneur, ils avaient reçu le mandat d’avertir le prophète, sinon qu’il disparaîtrait de la scène. J’ai fait la connaissance de ces deux hommes en 1958, lors de la Conférence de «Voice of Healing» à Dallas, au Texas. Ils répandirent en premier lieu la nouvelle que frère Branham devait être ôté parce qu’il avait perdu sa vocation et qu’il avait fait naître la confusion par ses enseignements.
Dans le livre «Les généraux de Dieu» de Roberts Liardon, nous y trouvons reportées leurs affirmations:
«Dieu avait accordé à Branham un don grandiose, qu’Il ne pouvait pas reprendre. Par ce don des hommes ont été conduits dans l’erreur et poussés à suivre la doctrine de Branham. C’est pourquoi Dieu a fait usage de Son souverain droit qui est décrit dans 1 Corinthiens 5.5: “… j’ai jugé, dis-je, de livrer un tel homme à Satan pour la destruction de la chair, afin que l’esprit soit sauvé dans la journée du Seigneur Jésus”» (page 343). Il est insupportable de citer plus longuement ce texte.
Réfléchissons sur cela: D’un côté Branham était pour eux un homme de Dieu, un prophète, un voyant ayant reçu un appel divin et ayant été envoyé avec un ministère extraordinaire, de l’autre ceux-là même, qui étaient venus à la connaissance de l’action surnaturelle de Dieu seulement par son ministère, prononcent avec une telle bassesse un tel jugement satanique sur le plus grand homme de Dieu apparu depuis les jours de notre Seigneur. Ils s’arrogent le droit de livrer à Satan l’homme envoyé par Dieu. Les intentions de Satan sont claires: de cette manière il voulait anéantir l’influence divine de ce ministère particulier. Frère Branham disait:
«Ils cherchent à détruire l’influence. Ils cherchent à tout détruire. Cependant ce n’est que de la jalousie. Ceci a commencé avec Caïn et fut révélé être de la jalousie. Et jusqu’à aujourd’hui c’est la même chose lorsque le naturel, l’humain et le spirituel se rencontrent l’un l’autre» (Dieu change-t-il Sa volonté ? 18.04.1965, Jeffersonville). [Note: Ceci est tiré de la prédication «Arrive-t-il à Dieu de changer Sa pensée au sujet de Sa Parole?» – Série 5, N° 3 § 90]
Les évangélistes de la guérison aux Etats-Unis n’ont pas reconnu le jour de la visitation en grâce de Dieu. Quelques-uns d’entre eux imitent le don que frère Branham avait et ont appelé cela «parole de connaissance»; cependant tous sont unis dans la doctrine de la Trinité et dans le baptême trinitaire et à cause de cela, ils demeurent prisonniers des traditions d’églises. Ils ont enthousiasmé le peuple par les signes, les miracles et les rassemblements charismatiques et l’ont fortifié dans les erreurs transmises. Ils n’ont pas rejeté frère Branham parce qu’il priait pour les malades, mais bien parce qu’il était un prophète promis et à cause du Message qu’il avait à porter. Qu’il laisse les femmes en paix était leur principale réclamation, qu’il ne les réprimande plus à chaque fois à cause de leurs cheveux courts, de leur maquillage, de leur habillement et de leur comportement en général. Ils auraient plutôt voulu qu’il prie pour qu’elles reçoivent les dons de l’Esprit. Cependant, nous reconnaissons que les serviteurs de Dieu ne peuvent pas choisir un thème. Comme Paul, frère Branham n’avait pas le choix – il avait un mandat divin. Paul ne haïssait pas les femmes lorsqu’il écrivait: “… et Adam n’a pas été trompé; mais la femme, ayant été trompée, est tombée dans la transgression” (1 Tim. 2.14). Celui qui lit les nombreux passages bibliques indiquant aux femmes leur juste place, doit respecter ce que Dieu a trouvé nécessaire. Dans 1 Corinthiens, chapitre 14, Paul ordonna que les femmes se taisent dans les assemblées. Dans l’Eglise primitive, lors de la prière ou pendant la prophétie, elles devaient se voiler de leurs longs cheveux (1 Cor. 11.5, 13-15). Quand frère Branham condamnait l’esprit de ce siècle ou faisait de telles affirmations, ce n’était alors que parce qu’il était poussé à le faire par l’Esprit de Dieu. Comme au commencement, ainsi à la fin l’ordre divin a été remis en exercice. Cependant, aussi aux hommes, qui doivent se soumettre à Christ, la Tête, la juste place a été assignée.
Après le départ de frère Branham, à l’apogée du ministère béni, Satan frappa encore, cette fois à Krefeld et la même parole de 1 Corinthiens, chapitre 5, fut employée. La même chose qui fut faite aux Etats-Unis après la mort de frère Branham, pour anéantir l’influence de sa prédication de la Parole prêchée et de son ministère, Satan l’a faite ici. Les évangélistes des USA, du temps où vivait frère Branham, n’étaient pas prêts et ils ne le sont pas davantage aujourd’hui, à se soumettre à Dieu et encore moins à accepter des corrections doctrinales. Face au peuple ils ont fait paraître l’homme envoyé par Dieu, le représentant comme quelqu’un ayant perdu sa vocation. Il fallait qu’il «s’en aille» afin qu’ils puissent exercer leur influence sur les croyants pour continuer à les conduire dans l’erreur. La même chose n’arrive-t-elle pas à tous ceux qui ici ou là estiment toujours légitime que soit employé 1 Corinthiens, chapitre 5, et qui évitent même la communion autour de la même table?
Véritablement, nous n’avons pas à faire à la chair et au sang, mais bien aux principautés, aux autorités, aux dominations qui règnent dans les lieux célestes, à Satan lui-même, l’accusateur des frères, qui a de tout temps mis à mort les envoyés de Dieu pour anéantir l’influence divine de la Parole. Faisant cela, ceux qui se mettent à disposition de l’ennemi et excommunient les serviteurs de Dieu, sont persuadés de rendre service à Dieu et de Lui présenter un sacrifice, comme notre Seigneur le dit (Jean 16.2). En ce temps-là, l’action était dirigée contre le messager, puis ensuite contre celui qui porte le Message dans le monde entier. Personne sur la terre n’aurait jamais appris ce que Dieu a fait, si Lui-même n’avait pas à l’avance destiné qu’il en soit ainsi. Par l’attaque et la calomnie qui suivit, l’intention de l’ennemi était et est encore de détruire l’influence du ministère envoyé par Dieu et d’empêcher la propagation du Message. Cependant, Jésus est vainqueur et celui qui est né de Dieu, et qui se tient à Ses côtés a la certitude que la foi biblique est la victoire qui a vaincu le monde et le diable (1 Jean 5.4).
Depuis la destruction, qui avait été annoncée comme «purification», une animosité s’est élevée, qui va au-delà de la mort. Des frères et soeurs qui pendant de longues années avaient chanté ensemble les mêmes chants, qui avaient reçu la clarté, goûté aux dons venus du ciel, entendu la même Parole, expérimenté les mêmes bénédictions (Héb. 6.4-6), et par la grâce de Dieu avaient été maintenus au même pas, ont été d’un seul coup jetés hors du chemin. La grâce, le pardon et la réconciliation ont été mis de côté et n’ont de valeur que unilatéralement parmi ceux qui approuvent la révolte; le refus d’une réconciliation, de même qu’une animosité directe est manifestée à l’égard des autres qui sont demeurés fidèles. Ils ne sont même plus salués. La même haine de Caïn contre Abel, d’Ismaël contre Isaac, est ce qui s’exerce chaque jour. C’est ainsi que le Sang de la Nouvelle Alliance – la rédemption accomplie – est foulée aux pieds. N’est-il pas écrit pour tous: “Quiconque hait son frère est un meurtrier…”? Et n’est-il pas écrit plus loin: “… et vous savez qu’aucun meurtrier n’a la vie éternelle demeurant en lui” (1 Jean 3.15)?
Pour tous, le temps est arrivé de comprendre une fois pour toutes que Satan est passé maître dans l’art d’interpréter l’Ecriture de façon à en abuser pour détruire. Nous devons reconnaître que depuis le commencement il est menteur et meurtrier. Qu’est-ce que frère Branham ou un serviteur de Dieu a-t-il à faire avec la parole de 1 Corinthiens, chapitre 5, où il est question d’un homme qui vivait avec sa belle-mère, et qui conformément à Lévitique 18.8 et Deutéronome 27.20 se trouvait sous la malédiction? Selon 1 Corinthiens 5.11, les calomniateurs tombent aussi sous le jugement de Dieu, et conformément à 1 Corinthiens 6.10, ils sont exclus du Royaume de Dieu alors qu’ils s’arrogent le droit d’exclure quelqu’un d’autre. Il peut très vite arriver ce que Paul écrit: “… car en ce que tu juges autrui, tu te condamnes toi-même” (Rom. 2.1). Une personne qui inculpe et accuse les élus de Dieu est possédée et se trouve au service de «l’accusateur», car selon le témoignage des Saintes Ecritures, il n’y a plus de condamnation pour eux (Rom. 8.28-39 et autres). Un véritable croyant est: “en lui-même… un seul homme nouveau, en faisant la paix” (Eph. 2.15). Celui qui sème la discorde n’a pas encore été changé, il porte seulement un masque pieux. L’Ecriture n’emploie pas de paroles vides! L’inimitié revit là où l’ennemi réussit à porter des hommes en son pouvoir! Dans ce cas, quel sens peut-il donc y avoir à parler de l’enlèvement?
Si Paul était ici aujourd’hui, il demanderait à nouveau: “… qui vous a ensorcelés?” (Gal.3.1). C’est sous l’influence directe du Méchant qu’ont été introduites les différentes hérésies. Aucun de ces «prédicateurs du Message» ne se laissent dire quoique ce soit par la Parole. Ils citent le prophète et ses déclarations qu’ils interprètent chacun selon son propre besoin. Mais cela n’a aucun sens de lire les passages bibliques concernant Babylone, qui traitent du fait que tous les peuples ont été séduits par la magie et les enchantements, au point qu’en elle se trouve tout le sang des prophètes et des saints qui ont été tués sur la terre (Apoc. 18.23-24) – nous devons avoir le courage, dans nos propres rangs, d’éprouver à la lumière des Ecritures les doctrines et la manière d’agir des responsables. Depuis toujours, la séduction, la magie et l’enchantement vont de paire avec la calomnie. Il est tragique de voir ce qu’a causé Satan dans le monde entier à l’intérieur du «Message du temps de la fin». L’Eglise-Epouse a perdu la cadence et l’influence de la véritable publication de la Parole a été limitée. Mais – Dieu soit béni! – frère Branham a aussi vu dans sa vision qu’à la fin, l’Epouse avait été remise au pas. Et c’est ce qui arrive maintenant! La condition n’est pas la concordance avec un frère et sa doctrine, mais bien la concordance de l’Epouse avec l’Epoux dans Sa Parole!
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